25/10/2012

Avoir confiance en « moi-même » ou n’avoir confiance en « personne »...


 

 

 

Avoir confiance en « moi-même » ou n’avoir confiance en « personne ».

C’est une moyenne de vos réponses dans vos différents commentaires, ici et ailleurs.

 

Cependant, dans votre inconscient, Votre esprit (le « Moi ») a une confiance aveugle en votre corps. Le corps peut être perçu comme une « personne » à part entière. Une cohabitation fusionnelles entre le corps et l’esprit.

 

Le corps, c’est moi, c’est indissociable ! Diront certain(e)s

Cependant le corps est bel et bien une « personne » à part entière :

 

Vous est-il possible, Comme l’on pourrait appuyer sur un bouton d’arrêt d’urgence, commander à votre cœur de cesser de battre définitivement ? Intellectuellement, il vous est impossible de prendre les commandes de tous les organes et les automatismes vitaux de votre corps ! Une partie de votre cerveau s’en occupe continuellement.

 

De ce fait, le « Moi » est limité aux déplacements et mouvements du corps et aux fonctions de son intellect dans le cerveau. Votre esprit, ce « Moi », logé quelque part dans la boîte crânienne, se doit d’avoir une confiance aveugle en ces milliards de cellules qui composent ce corps humain.  L’ensemble de ces cellules vous fait vivre toutes vos émotions, et cela, vingt-quatre heurs sur vingt-quatre et sept jours sur sept depuis votre naissance.

Le corps, est-il le serviteur du « Moi, personnellement, je » ?

 

Contrairement à ce « Moi », votre corps peut, sans avis préalable et pour votre sécurité, appuyer sur le bouton d’arrêt d’urgence pour se concentrer sur vos organes vitaux. Le « Moi » est provisoirement en stand-by. Tomber dans les pommes, faire une syncope ou s’évanouir est un moyen d’autoprotection du corps et vous n’avez aucun contrôle. Votre corps en toute indépendance se permet d’agir et de vous envoyer les signaux de faim, soif ou par la douleur. Votre corps n’a qu’une mission dans la vie, vous faire vivre avec ou sans votre avis.

 

Si vous n’avez confiance en personne, votre corps a une confiance aveugle en vous, il ne vous juge aucunement, que vous soyez bon ou mauvais.

 

Avoir « confiance en moi » s’adresse à votre esprit, l’intellectuel.

 

Et si un jour, une seule cellule n’avait plus cette confiance en vous ? Si vos cellules devenaient progressivement anarchistes ?

 

« Moi », n’est qu’un homme ou une femme de paille dans une nation   corporelle…  « Nice to meet you Mr toxic ».

 

 

Écrit par David | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |

Commentaires

Voici un beau sujet de réflexion.
Même si a priori l'idée d'anthropomorphiser mes cellules me dérange, je vais y réfléchir.
;o)
Bonne journée.

Écrit par : Mme Chapeau | 26/10/2012

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Ca David, c'est de la haute philosophie; elle est née de ton vécu.
Affectueux bisous.

Écrit par : godelieve | 26/10/2012

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Bonjour,

@ Mme Chapeau :
D’une certaine manière, nos organes communiquent avec le cerveau et l’impalpable « Moi » chef incontestable du corps intellectuellement. Avoir faim, soif, avoir mal, aimer, détester et avoir peur sont des sentiments venant de cette « conversation intimes ». Notre mémoire enregistre ce qui est agréable et sans danger et ce qui est douloureux et dangereux. La communication entre les cellules et le « moi ». Notre corps nous guide dans nos choix de tous les jours ou au contraire, nous empêche de faire ce qui est contraire à la protection vitale du corps. Je dirais que l’ensemble de nos cellules créent les sentiments. Un peu comme les trous sur les cartes musicales, chacun correspond à une note jouée et toutes les notes correspondent à une mélodie du sentiment.

@ Godelieve :
Oui, en effet, cela vient de mon vécu, Avant, j’avais la conviction d’être moi-même mais ça, c’était avant ! ;o)

Merci à vous deux
Prenez soin de vous
A bientôt.

Écrit par : David | 28/10/2012

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Bonjour David

Merci pour vos explications.

Bonne journée froide mais ensoleillée.

Écrit par : Mme Chapeau | 28/10/2012

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Bonsoir,

Cela fait un moment que je rode sur votre blog ainsi que vos pages.

Votre façon de voir les choses, le monde, les hommes est particulière. En regroupant vos réflexions, je m’interroge sur ma toute petite vie ou ce qu’il en reste.

Mon corps ne m’appartient pas, enfin, depuis deux ans, il est entre les mains de médecins.
J’étais un homme très actif, très courageux, passionné par mon métier, par les gens, ma famille, ma femme, mes enfants.
Cette confiance en ce « Moi » comme vous le dites, je l’avais entièrement, mon corps suivait là où je le désirais. Aujourd’hui, je suis à la merci de mon corps, c’est lui qui décide quand il m’est possible de bouger de me lever ou même de me coucher. Je ne suis plus un homme comme avant, je suis un corps malade et mutilé suspendu au fil de la vie.

Une seule cellule de mon corps à suffit pour faire basculer ma vie, anéantir ce que j’avais pu acquérir durant celle-ci. J’ai perdu ma vie, ma famille mon entreprise. Je ne sais pas ce que va être mon avenir, ni si je vais m’en sortir vivant de cette maladie. Mes chimiothérapies me fait devenir un étrange bonhomme imberbe, maigre au teint jaunâtre.

Je ne sais pas d’où vient cette maladie ni pourquoi moi, mais mon corps est devenu mon pire ennemi, comme j’ai pu le lire chez vous, je suis un homme de paille qui croyais être au commande de mon corps. J’ai pensé à la mort et à la vie. la mort ne me fait pas peur mais la vie maintenant m’effraye. Et dire qu’avant je me plaignais pour de petits bobos de la vie, je suis une plaie ouverte dans l’esprit et dans mon corps. Je ne serais plus jamais le même homme.

Vous savez, en écoutant votre vidéo, l’émotion s’est emparée de moi, je ne sais pas ce que j’ai pu faire à mon corps pour qu’il se rebelle contre moi, mais je sais que depuis qu’il terrasse mon esprit par ce cancer, je lui demande pardon à genoux. J’aimerais faire la paix avec lui et le respecter comme il se doit. J’ai reçu la vie il y quarante-six ans, je crois avoir oublié que c’est le seule cadeau précieux que la vie à pu m’offrir. Je n’ai pas su en être digne je crois, je voulais devenir grand et fort avoir les richesse de la vie pour mieux vivre, Aujourd’hui je ne demande qu’une nouvelle chance à ma vie.

Je vous souhaite beaucoup de popularité dans vos réflexions et votre livre.

Christophe.

Écrit par : Christophe | 28/10/2012

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Bonjour Christophe,

Merci de partager vos émotions ici. Vous êtes le bienvenu et si je peux vous aider, d’une manière ou d’une autre dans ce que vous traversez, je suis à votre disposition.
(via mail ?)

Accepter d’affronter seul cette maladie, c’est déjà faire preuve de votre force intérieure et votre envie de vivre !

Pour l’instant, vous êtes prisonnier de votre corps par les traitements médicaux. Le cancer prend une place immense dans votre vie de tous les jours. Quelque part, vous cohabitez avec lui dans ce corps.
Le vocabulaire médical, vos résultats, l’avancée des traitements, tout cela vous comble vos jours qui se suivent : vous mangez, buvez et respirez cancer !
Accordez-vous un espace pour ce « Moi », offrez-vous des moments d’égoïsmes profond ! Vous faire plaisir et prendre soin de ce corps endommagé par vos traitements lourds. Laissez-vous masser par une personne qualifiée durant votre chimio ! C’est un moment délicieux et durant l’espace de ce moment, c’est une parenthèse qui s’ouvre sur votre quotidien de malade. S’offrir des parenthèses, c’est un luxe que l’on ne peut s’offrir dans une vie active. Des petits moments de liberté précieux pour faire la paix entre vous et votre corps.

Ne perdez pas cette énergie en vous, n’hésitez pas à vous confier à d’autres malades atteintes par ce cancer qui vous ronge. Parler, c’est pourvoir extérioriser une partie de cette maladie et évacuer une partie de votre stress, en compagnie de personnes qui comprennent ce que vous vivez en ce moment.

Que la force soit avec vous Christophe !

Écrit par : David | 29/10/2012

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